EXPOSITION Treize à la douzaine, Téléphone surréaliste Bratislava-Bordeaux 28.4.-28.5. 2016

Affiche A.M_Bordeaux_2016

La Galerie Première ligne (8, rue Teulère à Bordeaux) est ouverte

du mardi au samedi

de 14h à 20h

DOSSIER DE PRESSE ALBERT MARENCIN

 

A.M. - Couverture catalogue

Couverture du catalogue Albert Marenčin : Treize à la douzaine, Téléphone surréaliste Bratislava-Bordeaux, Bordeaux, avril 2016, éditions Label Manière, 27 p.

Catalogue : A l’occasion de cette exposition, un catalogue a été réalisé par les éditions Label Manière avec la contribution des compagnons des jeux surréalistes ou/et pataphysiques d’Albert Marenčin: Jacques Abeille, Etienne Cornevin, Michel de Maulne et Laurens Vancrevel.


Quelques secrets publics admirables du Grand Albert 1

à la galerie Première Ligne (Bordeaux).

Cécile Odartchenko, anime la Galerie Première Ligne et  expose des artistes contemporains ayant une relation forte avec la littérature et la poésie en particulier. Elle a de qui tenir : son beau-père, Pierre Loëb, a exposé (et pour la plupart découvert) dans sa fameuse Galerie Pierre (1924-1963), à Paris, beaucoup des artistes qui ont révolutionné l’art au cours du XXème siècle , comme Picasso, Klee, Miró, Balthus, Zao Wou-Ki, Wifredo Lam, Viera Da Silva, ,amis de Breton, d’Eluard,d’Antonin Artaud  … Avec son mari Albert Loëb, elle a eu une galerie à New York, puis à Paris. Son père, Georges Odartchenko est poète et  peintre. Elle fonde sa maison d’édition de poésie en Picardie en 2005. Depuis son installation à Bordeaux, il y a 3 ans, elle expose tour à tour, Jacques le Scanff peintre, éditeur et poète, Didier Cros, Pauline Berneron épouse de Jacques Abeille, Max Partezana et Michel Butor, Elisabeth Batard et Anita J.Laulla, Claude Barraud et James Sacré, Lysiane Schlechter et Michaël Glück … Jacques Pater prête sa voix à la poésie que Cécile Odartchenko  publie dans sa collection « Présence de la poésie » (18 titres dans la collection) ou dans des ouvrages dans lesquels elle cherche à développer l’harmonie entre créateurs visuels et écrivains… (carnets nomades, beaux livres.) Des lectures ont lieu dans la galerie et des performances en projet avec des poètes/performeurs, Julien Blaine, Serge Pey….

Par un hasard pas si curieux peut-être, Albert Marenčin a lui-aussi rencontré certaines de ces personnalités très exceptionnelles : Pierre Loëb, lors de son séjour parisien de 1947 ; Jacques Abeille, avec lequel il a une correspondance abondante pendant les années 70 et 80 ; Michel Butor, qui, après le démantèlement du rideau de fer, lui dédie un poème intitulé Les antennes de Bratislava.

De telles rencontres partagées méritaient célébration, dont le lieu ne pouvait être que la galerie de Cécile Odartchenko à Bordeaux, la ville où, lorsque Albert Marenčin était interdit de publication en Tchécoslovaquie, Jacques Abeille a publié son album de collages Suzanne et les sept grandes tentations, et au mois de Mai, consacré par les français à faire ce qui leur plaît et par les Slovaques à s’aimer [Máj – Lásky čas] – ce qui n’est pas trop contradictoire et on ne peut plus propice pour exposer les « irréalités rendues réelles » de celui dont la devise est toujours Liberté Amour Poésie.

Albert Marenčin est un artiste aux multiples facettes et un artiste original qui trouve son expression artistique dans les œuvres poétiques ou plastiques (les collages) ou dans la traduction d’innombrables textes surréalistes francophones en slovaque. Depuis toujours, Marenčin étudie les potentiels visuels de l’expression verbale et verbaux de l’œuvre plastique. Son collage est un poème plastique autonome.

Deux décennies après la table ronde surréaliste du Salon du Livre, à l’automne 1996, Albert Marenčin revient à Bordeaux, pour y présenter cette fois-ci un ensemble de treize collages intitulé Treize à la douzaine, téléphone surréaliste Bratislava-Bordeaux. À l’occasion de ce grand rendez-vous, un catalogue est édité, où l’on trouvera, outre des reproductions des collages, des textes de quelques-uns de ses compagnons de jeux poétiques pata-surréalistes, un de ses textes sur le collage, et une bio-bibliographie consistante.

/Gabriela Albrecht Žiaková, « Quelques secrets publics admirables du Grand Albert à la galerie Première ligne (Bordeaux) », in : Albert Marenčin : Treize à la douzaine, téléphone surréaliste Bratislava-Bordeaux, Bordeaux, avril 2016, éditions Label Manière/

1Albert Marenčin : ne pas confondre avec Albert le Grand, vers 1200-1280, frère dominicain, philosophe, théologien, naturaliste, alchimiste, un des premiers « importateurs » des textes d'Aristote en Occident, qui était en un sens, comme tous les philosophes chrétiens, surréaliste, mais ne semble pas avoir laissé de collages.

 

 

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